Le SNOP scandalisé par les accusations mensongères portées contre les enquêteurs du SRPJ de REIMS
Par voie de presse, et notamment dans un article en date du vendredi 04 septembre 2009, intitulé " les supers flics inventent des aveux", mettait gravement en cause des enquêteurs du SRPJ de REIMS.
Ceux-ci dans le cadre d'une enquête diligentée en 2004 à Charleville-Mézières dans les Ardennes pour des faits d'abus de faiblesse sur mineurs, privations de soins, violences morales et non présentation d'enfant, avaient entendu trois mis en cause dans le cadre de leur garde à vue.
On reproche aujourd'hui à ces fonctionnaires de Police d'avoir inventé des aveux, sous la pression du procureur de la République dans le but de résoudre l'affaire.
Sans se prononcer sur le fond de l'enquête dans le respect du secret de l'instruction, force est de constater qu'il s'agit dans cette affaire, de faits purement imaginaires reprochés aux policiers. Nous sommes face à une manoeuvre de défense de certains protagonists dont le seul but est de mettre en cause les fonctionnaires de Police.
Le Syndicat National des Officiers de Police s'inscrit en faux sur le fond et dénonce les méthodes fallacieuses de défense qui ont pour objet d'incriminer des agissements imaginaires de la part de la Police Judiciaire afin de brouiller la procédure. Encore une fois c'est la Police qui est montrée du doigt.
Il est à noter qu'à l'époque de cette procédure en 2004, les mis en cause avaient signé leurs auditions et leurs avocats, qui avaient accès au dossier, n'avaient pas souligné d'irrégularité dans ladite procédure.
Le SNOP demande depuis longtemps une réforme de la procédure pénale par l'intermédiaire d'une simplification de celle-ci, par une matérialisation de l'audition.
Cette matérialisation de l'audition se ferait sous la forme d'un film et l'enquêteur rédigerait, non pas un procès-verbal d'audition, mais une synthèse des propos recueillis puis il joindrait un exemplaire du film à la procédure.
Ce procédé, en ce qui concerne les enregistrements audiovisuels, déjà employé pour les auditions des mineurs et les auditions dans les affaires criminelles, protégerait les mis en cause dans le recueil de leurs propos, mais aussi les enquêteurs dans le cadre de leurs fonctions.
Plus que jamais le SNOP défendra les policiers et ne permettra pas qu'on les salisse impunément de quelque manière que ce soit.
Miguel GUELORGET
Secrétaire Zonal Adjoint Grand EST


