Bordeaux, le 25 août 2006
QUESTIONS APRES UN COUP DE FEU
Dans la nuit du 21 au 22 août, un coup de feu a été tiré sur le commissariat de police de Pessac, dans la banlieue bordelaise, mettant directement en danger la vie de nos collègues.
Après l'émoi suscité par cette affaire, il faut à nouveau poser la question de la sécurité sur nos lieux de travail : le SNOP n'a pas attendu ces événements pour soulever le problème de la vétusté et de l'inadaptation de bien des locaux de police et d'interpeller les différents directeurs et préfets sur le sujet, notamment lors des CHS (Comité d' Hygiène et de Sécurité).
Exemples choisis :
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Commissariats de Pessac et Ducau (Bordeaux) : trop vieux, insuffisamment entretenus, inadaptés, non conformes depuis longtemps aux normes d'hygiène et de sécurité. Toujours aucune solution trouvée.
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Commissariat de Mérignac : les locaux de la BSU sont dans un tel état de décrépitude que nos collègues se sont récemment transformés en peintres pour repeindre leurs bureaux, lassés d'attendre en vain ces travaux.
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locaux du déminage : la création d'un nouveau centre de déminage à l'extérieur de la préfecture se fait toujours attendre.
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le Quart au commissariat central : surchauffe dans des locaux trop exigus.
Et la liste n'est hélas pas exhaustive !
Le dernier CHS s'est tenu le 1er juillet 2005 et toujours rien à l'horizon pour 2006...
Force est de constater que cette instance est réunie trop rarement et que certains engagements pris ne sont pas respectés. L' Etat ne doit pas se contenter d'exiger des autres le strict respect des normes d'hygiène et de sécurité mais a le devoir de les appliquer à ses propres services.
Aussi, dès aujourd'hui, le SNOP réclame une réunion rapide du CHS Police.
Travailler dans des conditions de sécurité optimales est un droit légitime.
Seul un vrai travail de fond permettra de faire aboutir nos revendications.
Le Bureau Régional


