MISE EN CAUSE DES CRS dans le FIGARO
REPONSE DU SNOP
Suite aux déclarations conjointes des secrétaires généraux d'ALLIANCE et SYNERGIE fustigeant les compagnies républicaines de sécurité, leur reprochant de verbaliser les automobilistes au détriment de la lutte contre la délinquance.
Le SNOP dénonce cette position caricaturale éloignée de la réalité de l'activité des CRS.
En effet, 55 % de l'emploi des CRS consiste à prévenir les violences urbaines conformément aux directives ministérielles.
Depuis, le début de l'année outre la mission de prévention que nul ne peut contester, les CRS ont initié 3774 dossiers d'infraction à la législation sur les stupéfiants, 3720 dossiers d'infraction à la législation sur les étrangers et plusieurs centaines d'interpellations dans le cadre de la lutte contre la délinquance de voie Publique.
Si la mission des CRS ne consistait qu'à verbaliser les habitants des quartiers difficiles, comment expliquer que 226 fonctionnaires de cette direction aient été blessés en 2006, le dernier d'entre eux de manière lâche et violente aux tarterets.
Le SNOP affirme que la force mobile civile que représente les CRS, est la seule alternative à l'évolution et au déplacement de la délinquance sur l'ensemble du territoire national, donnant ainsi une bouffée d'oxygène aux services de sécurité publique qui ne peuvent pas faire face.
Enfin, le SNOP tient à dire que la lutte contre l'insécurité routière étant également une priorité donnée par le Ministre aux CRS, il est inconvenant de leur reprocher de faire respecter le code de la route dans les quartiers sensibles.
Le bureau national
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