Parité PN/GN

Le lobbying des élus locaux ne doit pas se faire au détriment des policiers !!!!!!!!!

 

 

Le SNOP prend acte du compte-rendu de la commission de réflexion du Sénat sur le rapprochement « Police-Gendarmerie ».

 

Le SNOP en conteste les éléments avancés et se pose la question de la finalité de cette commission, qui n'a  de cesse d'entériner des contre-vérités. Loin d'avoir une vision objective des conditions statutaires des deux forces de sécurité, elle semble n'avoir pour but que d'éteindre les braises du mécontentement « gendarmesque », posant ainsi la question de son indépendance. 

 

En effet, si la gendarmerie nationale ne prend en compte qu'environ un quart de la délinquance du pays, elle est présente sur plus des ¾ du territoire et rencontre donc  dans ses prérogatives beaucoup plus d'élus que la police nationale. Ces contacts étroits avec le tissu politique local, Maires et Parlementaires, aboutissent à un véritable « lobbying » appuyé par une communication médiatique massive, pouvant laisser penser à nos concitoyens que les activités déployées sont de même ampleur, dans les mêmes conditions matérielles que celles de la police nationale, qui elle, traite plus de 70 % de la délinquance.

 

Désormais, comment expliquer autrement que par un traitement de faveur, le maintien du statut militaire de la gendarmerie, statut reposant sur une disponibilité pour laquelle leur est octroyé des logements alors même que la création des communautés de brigades a considérablement fait évoluer positivement les contraintes de disponibilité, que  les missions sont identiques et qu'au sein des offices centraux, CCPD, ou les GIR les contraintes sont équivalentes entre les militaires et les fonctionnaires de police.

 

Dans les faits les gendarmes ne sont pas corvéables à merci et ne sont pas plus disponibles que les policiers qui quant à eux, doivent payer leur logement, souvent au cœur même de quartiers sensibles ou dans des régions sujettes à des représailles terroristes De fait, les gendarmes bénéficient  ainsi d'un complément de salaire de 500 à 1500 euros mensuels au moins, non imposable de surcroît. La vétusté de certains logements ne saurait occulter le nombre croissant de ceux existants dans le parc privé à des tarifs prohibitifs.

 

Par ailleurs, le SNOP note la volonté de la commission  de voir les épouses de gendarmes embauchées dans les brigades à des tâches administratives, ou via un recrutement privilégié auprès des collectivités territoriales et demande que cette mesure soit appliquée aux conjoints des officiers de police se trouvant dans une situation comparable.

 

Enfin, le SNOP attend avec impatience le résultat de la mission conjointe de l'inspection générale des finances et du contrôle de gestion des armées qui devrait permettre de valider et chiffrer les constats et recommandations remis à Madame le Ministre de l'intérieur, qui s'est engagée à nous consulter à l'issue.

 

Pour que la parité soit réelle avec les officiers de gendarmerie, le SNOP veillera à ce que l'état des lieux  soit exhaustif et objectif afin que les deux forces de police présentent au sein du Ministère de l'Intérieur, bénéficient  de la  même reconnaissance. 

 

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